Considérant que les fleuves ont besoin d'espace pour écouler des débits variables, libérer leur énergie et accueillir la biodiversité ;
Considérant que le risque d'une crue comparable ou supérieure à celle de 1910 pèse toujours sur l'Ile-de-France,
que le retour de cet événement naturel provoquerait des inondations dont le coût serait plusieurs fois supérieurs à ceux de 1910 et qu'elles pourraient paralyser l'agglomération pendant une longue période ; Prenant acte des avancées apportées par la loi sur les risques de juillet 2003, concernant l'information du public et une plus grande efficacité du service d'annonces de crues ;
Condamnant la façon dont les Plans de Protection du Risque Inondation (PPRI) ont été détournés de leurs objectifs qui étaient : ne pas accroître la population exposée au risque inondation ; assurer l'écoulement des crues en évitant l'urbanisation des zones inondables ;
Ile-de-France Environnement propose :
que des accords soient passés avec les régions amont afin de freiner les aménagements ayant une influence directe sur les niveaux de crue (déboisements, arasement de haies, drainages excessifs des surfaces cultivées, rectification et canalisation des cours d'eau) ;
que les pouvoirs publics encouragent la rétention des eaux de pluie à la parcelle (récupération des eaux pluviales, porosité des sols) ;
que les aménagements des cours d'eau et de leurs berges ménagent des espaces naturels d'expansion des crues ;
que, le SDRIF, dans ses orientations d'aménagement du territoire, décourage la poursuite de l'urbanisation des rives inondables ;
qu'une étude hydraulique préalable soit effectuée pour tout aménagement en bord de cours d'eau et en terrain inondable ; cette étude portera sur l'opportunité de l'opération au regard de la prévention des inondations ; elle proposera les mesures de compensation et les règles d'implantation et de construction s'imposant aux permis de construire ultérieurs.