Considérant que les espaces boisés ou agricoles constituent un patrimoine à préserver et à mettre en valeur :
pour assurer la conservation de la biodiversité et justifier l'ambition régionale de devenir la première éco-région d'Europe ;
pour conforter l'économie régionale (production alimentaire, production de matériaux, gisement d'énergies renouvelables) ;
pour améliorer la santé, la qualité de vie et les loisirs des franciliens qui les utilisent massivement ;
Observant :
que l'Etat a publié le SDRIF (1994), qui insistait sur l'équilibre à maintenir entre urbanisation et espaces naturels, et que la Région a élaboré un "plan vert" (1995), des "orientations régionales forestières" (2000) et une "charte de la biodiversité" (2003) ;
que, malgré ces documents, les surfaces cultivées continuent à se réduire, que le maraîchage, l'horticulture, les pépinières, les productions fruitières et les élevages sont en voie de disparition et que les espaces forestiers sont constamment menacés par l'urbanisation et les aménagements routiers ;
Ile-de-France Environnement propose :
la réduction significative et la délimitation des zones urbanisables et la suppression des zones partiellement urbanisables ("zones pyjamas" du SDRIF de 1994) ;
le respect absolu des espaces boisés, notamment périurbains, et, dans le périmètre de la ceinture verte, une meilleure protection des espaces agricoles ;
la concrétisation du concept de ceinture verte par la délimitation de zones non urbanisables entre les espaces boisés et agricoles et la définition de vastes couloirs biologiques ;
la compensation, en cas d'implantation d'équipements d'utilité publique dans les espaces boisés et agricoles, par réduction, au moins équivalente en superficie, des espaces urbanisables adjacents et l'intégration de ces équipements de manière à réduire leur impact sur le milieu et sur le paysage ;
une gestion prenant en compte à la fois la production, le respect de l'environnement (maîtrise des engrais et pesticides, développement de la biodiversité) et l'accueil du public;
le maintien et le développement de l'agriculture et du maraîchage de proximité ;
le refus des expérimentation et des cultures d'OGM, en application du principe de précaution ;
une aide régionale aux agriculteurs biologiques, par l'attribution d'un label de qualité ;
la mobilisation des moyens nécessaires à l'application de ces principes ;
le classement par l'Etat, en forêt de protection, des massifs forestiers qui ne sont pas encore protégés;
l’acquisition annuelle par les collectivités publiques d’un millier d’hectares de bois, forêts et terres agricoles périurbaines, dont au moins les deux tiers en ceinture verte ;
l’extension par les départements franciliens des zones de préemption des espaces naturels sensibles ;
Considérant que le massif de Fontainebleau est un des éléments le plus précieux du patrimoine naturel francilien et national en raison de sa richesse biologique, de sa valeur culturelle et de sa capacité d'accueil ,
Ile-de-France Environnement propose l'application au massif de Fontainebleau d'un statut de parc national, tenant compte de son caractère périurbain.